Penché
sur l'eau à l'avant de la barge, Alain a les yeux fixés
sur les bulles d'air crevant la surface à quelques mètres
de la plate-forme.
Régulièrement
sont regard se porte sur sa montre. << top 15
minutes.>> S'écrie t'il soudain se retournant vers
son camarade aux commandes du compresseur. << C'est
bon tu peux couper l'air >>.

A
45 mètres sous la surface, deux plongeurs se regardent
surpris. Décidément, le temps passe vite, pense t'il.
Dégager l'épave de sa boue, au moyen d'une suceuse, a
quelques choses de fascinant. Le désire de voir apparaître
quelques nouveaux détails fait presque toujours regretter
la brièveté d'une plongée à ces profondeurs.

Pour
désenvaser l'épave, une suceuse reste l'outil le plus
efficace.
L'air
injecté à la base du tuyau, d'une soixantaine de mètres
de long, par un compresseur.
Crée
une dépression qui aspire la vase et la rejette à
proximité de la surface.

Une
fois l'épave entièrement dégagée de sa vase qui peut
atteindre à certain endroits plus de deux mètres, les
finitions se feront au jet d'eau sous pression et à la
brosse.

C'est
la profondeur de l'épave qui rend son dégagement délicat.
Après 15 minutes passé à 45 mètres, les plongeurs
doivent déjà effectuer, sous la barge, à 3 mètres de
profondeur un palier presque équivalent à la durée du
travail au fond. Penser que sa poupe est à près de 60
mètres sous la surface.

La
barge que l'on peut apercevoir à quelques centaines de
mètres de la Becque, est en fait le camp de base de l'expédition

Le
dégagement de l'Hirondelle est une entreprise de longue
haleine qui va s'étendre sur plusieurs années.

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